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La Roue des personnages

Je passe d’une forme à une autre. D’un personnage à un autre.

Nous n’avons pas un, mais plusieurs caractères qui composent notre identité ; tels des schémas de vie qui se répètent à l’infini, nous passons d’un personnage à l’autre en suivant un cycle sempiternel appelé en Trans-analyse la Roue des personnages.

COMMENT CE CYCLE S’EST-IL RÉVÉLÉ ?

Au début des années 1990, nous nous sommes interrogés sur nos propres scénarios de vie, ces comportements qui se répètent et s’enchaînent inlassablement. Nos aspirations profondes semblaient être absorbées et enfermées dans ce cycle infernal. Nous avons alors décidé d’apporter une observation consciente et constante à ce phénomène pour en découvrir le fonctionnement. Chaque jour, à chaque instant, nous avons plongé en nous-mêmes, nous nous sommes observés mutuellement et nous nous sommes vus passer d’un comportement à un autre, d’une posture, d’une énergie, d’une émotion, d’une pensée à une autre : J’y vais… (le cœur léger). Ça y est, j’ai réussi ! (le sourire aux lèvres)… Mais non, ça ne sert à rien… (le plexus s’affaisse). Je n’en peux plus. C’est la déprime… Ça me dégoûte tout ça… Mais je ne peux pas rester comme ça. (le buste se redresse). Il faut que je m’en sorte… J’y arriverai… (le poing serré). Etc.

Très vite, nous avons découvert que les mêmes postures, les mêmes pensées, les mêmes émotions revenaient : J’y vais… (le cœur léger). Ça y est, j’ai réussi ! (le sourire aux lèvres)… Mais non, ça ne sert à rien… (le plexus s’affaisse). Je n’en peux plus. C’est la déprime… etc.

Notre construction caractérielle n’était donc pas un phénomène fragmenté : j’enfile ce costume à un moment, et puis cet autre costume à un autre moment. Comme une fonction. Un rôle. Auquel cas, il nous aurait été facile d’en changer ! Mais non, j’étais dépendant d’une dynamique intérieure, un cycle, qui m’anime et se joue « à l’insu de mon plein gré ». Cette vision était profondément initiatique ! Car tout ce cycle participait à la maya décrite par les bouddhistes, l’illusion du monde, et à la « comédie humaine » que nomment si simplement les artistes.

Mais nous ne nous sommes pas arrêtés là. Nous avons vu en chaque forme qui se succédait un enchaînement de personnages. Nous avons alors commencé à les jouer. En les jouant, les formes se sont amplifiées et ont muté naturellement après un certain temps en une autre forme. Les mutations se sont enchaînées jusqu’à ce que nous retrouvions la première forme qui était là, au début du cycle. La boucle était bouclée. La Roue des personnages était née.

Elle est devenue l’un des outils fondamentaux de notre pédagogie : le repérage de la Roue, son analyse, sa conscientisation, sa représentation corporelle et énergétique, le jeu théâtral, le lâcher-prise, la transformation des personnages, sont autant de notions et de processus qui se sont « alchimiés » au fur et à mesure du temps.

Nous nous sommes ainsi aperçus de l’affection que nous portions à certains personnages et du mépris que nous pouvions avoir pour d’autres. Et nous nous sommes souvenus qu’Alexandro Jodorowsky nommait « éléphants parfumés » et « éléphants puants » les parties de l’ego (représenté par l’éléphant) agréables et désagréables. Mais nous pouvions mesurer que chaque partie constituait un tout immuable, interdépendant ; l’agréable étant le pendant du désagréable et le désagréable le pendant de l’agréable.

Pour nous libérer de ce cycle, ce n’est donc pas une partie (celle qui nous est la plus désagréable bien sûr !) qui devait être transformée, mais l’ensemble de la Roue !

Aujourd’hui, la Roue des personnages est aussi appelée Cycle de déterminisme. Nous avons beaucoup cherché pour trouver la terminologie la plus appropriée (chacun d’entre nous choisissant un nom en résonance avec sa propre histoire !) : Cycle d’imprégnation, Cycle d’empreintes, Cycle d’adaptation, Cycle de formes, etc. Bien sûr, aucune terminologie n’est idéale, mais au final, nous nous sommes entendus sur celle-ci qui nous a semblé la plus claire. La notion de déterminisme ne signifie pas ici que nous ayons un destin. Elle ne s’inscrit pas non plus dans une pensée fataliste. Elle exprime seulement que nous sommes déterminés par tout ce que nous avons évoqué dans les précédents chapitres : empreinte transgénérationnelle, de conception, de naissance, adaptation à l’environnement, à la situation ou au contexte.

En prenant conscience de ce cycle, mélange d’adaptations et de constructions caractérielles, sans autre objectif dans un premier temps que celui de devenir plus conscients de nous-mêmes, nous apprenons à nous percevoir autrement. Nous approchons un peu plus encore de ce que nous sommes. L’intégration de notre construction caractérielle comme une succession de formes va nous permettre également de mieux l’identifier. Nous devenons davantage maîtres de notre vie. Nous cheminons vers plus de cohérence et d’unité.

Aujourd’hui, pour commencer ce chemin et révéler votre Roue des personnages, la Trans-analyse s’est munie d’outils ; mettre en scène et jouer sa Roue constituant l’aboutissement du premier cycle du processus trans-analytique. Pour parvenir jusqu’à cette étape, il est nécessaire de commencer à investir le champ scénique.


Pour en savoir +, découvrez l’ouvrage « La Trans-analyse, de la résilience à l’éveil de la conscience », d’Imanou Risselard et Pol Charoy, avec la contribution de Giovanni Fusetti, éditions Le Souffle d’Or, 2013 : www.souffledor.fr

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