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Anne, février 2012

Je voudrais que l’on m’écoute et que l’on me regarde

Au début de mon parcours en Trans-analyse, alors que mes accompagnateurs tentaient de me faire accoucher de mes désirs profonds que j’avais du mal à énoncer, cette phrase est sortie de ma bouche, sans filtre, d’une voix fragile et enfantine : « Je voudrais que l’on m’écoute et que l’on me regarde. »

J’ai été étonnée de la simplicité de l’énoncé, de son évidence, de son absolue nécessité. C’était un cri doux venu de loin, d’une enfance dans une fratrie de six, où une grosse voix adulte et un charisme encombrant faisaient régner la peur alentour. Je ne me souviens pas de la totalité de la séance, juste que le théâtre a été évoqué comme une voie possible. Là aussi, le mot a résonné dans mes tripes, réveillant un rêve d’adolescente, refoulé bien vite par timidité. C’était là que j’allais trouver cet espace d’expression qui me faisait défaut, moi qui travaillais pourtant comme journaliste. Le désir, le mot a fait son chemin, je l’ai laissé s’installer en moi. J’ai fait un premier stage de Tao du clown, un deuxième… les nez rouges se sont accumulés dans un tiroir comme des petits pas vers autre chose. Le plaisir de se montrer, de se dévoiler, de se mettre à nu en public est né au fil des stages : ma collection personnelle de scènes éphèmères. L’envie de toujours plus de ces sensations fortes, de ces partages, de ces confidences publiques, de ces applaudissements est devenue assez grande pour me pousser dans un cours de théâtre, puis sur une scène, devant un public qui a payé sa place. La comédie a peu à peu remplacé le journalisme.

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